Richard Mille
Richard Mille, la montre pensée comme une voiture de course
Né en 1951 en France, Richard Mille travaille d'abord dans l'horlogerie et la joaillerie, notamment chez Mauboussin. En 2001, il fonde sa marque avec Dominique Guenat, dont la famille dirige une manufacture aux Breuleux, dans le Jura suisse. La première montre, la RM 001, est un tourbillon à remontage manuel qui annonce la ligne de la marque : la technique d'abord, visible et assumée.
Des matériaux venus de l'aéronautique
Richard Mille compare ses montres à des voitures de Formule 1 : chaque composant doit être léger, résistant et justifier sa présence. La marque utilise des matériaux rares en horlogerie, comme le titane, le carbone TPT fait de fines couches de fibres superposées, ou des céramiques techniques. Ses boîtiers tonneau galbés et ses mouvements squelettés laissent voir la mécanique.
Des montres portées en compétition
La marque fait porter ses montres par des sportifs, pendant les matchs et les courses. En 2010, Rafael Nadal joue en tournoi avec la RM 027, un tourbillon de moins de 20 grammes, bracelet compris. Richard Mille a aussi développé des modèles pour femmes, comme la RM 07-01, qui associent la même technicité à un travail de sertissage.
Saphir, McLaren et Ferrari
En 2012, la RM 056 Felipe Massa Sapphire a un boîtier usiné dans des blocs de saphir massif, un matériau très dur et long à travailler. La marque collabore aussi avec les constructeurs automobiles : en 2021, la RM 40-01 McLaren Speedtail est produite à 106 exemplaires, autant que la voiture dont elle porte le nom.
En 2022, la RM UP-01 Ferrari mesure 1,75 mm d'épaisseur. C'est alors la montre mécanique la plus fine du monde, un record que Bulgari reprend en 2024.
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